Save the date! 15 septembre, 20:00. Allemagne, France, Autriche, Suisse, Luxembourg et… Belgique! Le mystère est encore entier sur la réelle stratégie de la plate-forme de streaming, notamment les tarifs qui seront appliqués (vraisemblablement sous la barre des 10 EUR/mois).

Ayant dépassé les 50 millions d’abonnés (répartis entre 40 pays), Netflix a décidé de s’attaquer à tous les marchés où l’accès à internet haut débit est disponible. Reste à savoir comment les opérateurs réseau et triple-play vont gérer l’énorme consommation de bande passante de ce fournisseur de divertissement multimédia. Comment, en particulier, vont-ils absorber efficacement la prochaine et inévitable croissance de la demande?

Une demande qui ne se limite pas à Netflix. D’autres acteurs arrivent comme Canalplay Infinity ou Vodkaster. La pression sur le réseau sous-jacent ne fera donc que monter. De là, la nécessité de le moderniser, estime Ciena. Pour le spécialiste des réseaux, la fidélisation du public tiendra à la qualité de service. Une perturbation, un problème ou un incident dans la qualité de service d’une grande émission ou d’un événement sportif populaire (pannes, difficultés techniques, lenteur de chargement ou messages d’erreur) peut avoir de graves répercussions, voire nuire à la marque, pour des clients sans pardon.



Dans l’environnement actuel, les anciens réseaux, présentant plusieurs couches et une technologie hétérogène multi-niveaux, risquent de s’avérer insuffisants.
Les câblo-opérateurs vont devoir relever le défi et répondre aux besoins en termes de capacité et de connectivité. Ils peuvent améliorer l’agilité du réseau en éliminant les obstacles technologiques qu’imposent les anciennes architectures. Cela va encore gagner en importance avec l’avènement de la norme UHD (Ultra-High Definition), la qualité et l’agilité du réseau devenant un avantage concurrentiel. Pour sa part, Netflix a déjà adopté la norme Ultra HDTV 4K, l’utilisant pour plusieurs émissions populaires (connexion haut-débit d’au moins 20 Mbps)…

Priorité à la fibre optique, conseille Ciena. Elle permet de transporter du contenu dans n’importe quel format via le réseau, sur toute distance; elle permet aussi l’adaptation dynamique aux besoins changeants en capacité et en latence, aux divers types de trafic, aux localisations des utilisateurs ou des applications et aux exigences de sécurité pour le contenu précieux qui transite sur le réseau.

D’autre part, les progrès logiciels vont offrir des expériences véritablement à la demande, grâce à la virtualisation des fonctions réseau (NFV) et des réseaux (SDN). Il deviendra possible de réallouer automatiquement des ressources en réponse aux besoins applicatifs de l’utilisateur, tout en améliorant le stockage, la diffusion et la gestion de contenu vidéo.

Autre changement: la monétisation. Netflix a engendré une évolution majeure dans le paysage international de la télévision traditionnelle, bouleversant les modèles économiques et les pratiques de consommation. Cette tendance, analyse toujours Ciena, ne fera que se renforcer avec la la guerre des prix. Tous les acteurs de l’écosystème (opérateurs, fournisseurs triple-play et autres plates-formes de télévision à péage numérique) doivent en tenir compte. Non seulement les services de vidéo à la demande (VOD) supposent une diffusion fiable, mais ils demandent une capacité d’adaptation, une agilité permettant d’innover pour attirer des usagers, augmenter les abonnements, adopter des stratégies de tarification flexibles et des offres intéressantes.

Bref, conclut Ciena, le réseau joue un rôle central pour garantir une expérience de qualité tout en constituant un vecteur de différenciation.